dimanche 19 décembre 2010

Balade sous le soleil

c'est moi !
J’ai presque honte à vous raconter ma journée d’hier... Non c’est vrai quoi, quand je regarde les infos et que je vois que la majorité du territoire est bloquée sous la neige, que mes compatriotes galèrent comme des forcenés et se pèlent le jonc, je me dis que ce que vous allez lire risque de vous énerver un tantinet...
En même temps, est-ce vraiment ma faute si j’habite une région où certaines journées d’hiver peuvent être merveilleuses ? Surtout que si l’on s’en réfère au calendrier grégorien en vigueur, on n’est toujours pas en hiver...

Bon, vous savez ce qu’on va faire ? On va dire qu’il ne s’agit en aucun cas de provocation de ma part, et que ce petit récit n’a pas d’autre but que de vous réchauffer le cœur. Voilà, c’est ça. On va dire que ce soleil qui m’a accompagné toute cette journée de samedi, et bien je vous en donne un petit bout à chacun, et j’espère qu’il vous réchauffera là où vous êtes.

Comme je vous l’annonçais dans ma dernière publication mon poteau Arnaud et moi avions programmé une petite virée en mer pour ce weekend... Le genre balade à la journée histoire de profiter de l’air du large, mais également pour moi de jeter un œil à mon bateau. Le port de Villefranche est certes bien joli, mais la place que j’occupe est assez, comment dire, chahutée par vent d’Est... Ce qui veut dire qu’un petit coup d’œil de temps en temps n’est pas du luxe, loin de là.

Du bleu, et encore du bleu...
La veille au soir, le site de Météo-France m’informait que la journée de samedi avait de très fortes chances de se révéler agréable. Et comme chacun sait, sauf nos ministres bien sûr, Météo-France se trompe rarement, surtout en matière de météo marine. Lorsqu’une petite fenêtre favorable de vingt-quatre heures entre deux journées pourries se présente, il n’y a pas à hésiter, il faut en profiter. Nous nous retrouvons donc, Arnaud et moi, vers 08h30 et prenons la direction du port. Le ciel est dégagé et à cette heure matinale la température n’excède pas les 5°C.

Au port ça bouge pas mal. Une houle d’au moins 50 cm fait valdinguer La Boiteuse qui tire sur ses amarres comme une forcenée. Et vlan que je te tape contre le bateau de droite, et vlan que je te tape contre le bateau de gauche ! Elle monte, elle descend, elle roule, elle avance, elle recule (bien trop près du bord à mon goût). Bref, lorsque je la vois ainsi ballotée, je me dis que j’ai bien fait de venir et que lorsqu’il s’agira de l’amarrer de nouveau le soir venu, il va me falloir blinder le truc... Pour autant que cette fichue houle nous laisse partir bien entendu ! Parce que là, vu le gymkhana, ça risque de se révéler coton.

C'est lui !
Histoire de temporiser, nous nous préparons un bon petit café bien chaud accompagné de croissants et de pains au chocolat... Et j’en profite pour faire faire à Arnaud le tour du propriétaire et lui expliquer deux trois bricoles de base sur la sécurité. Bon, j’avoue que pour mon premier topo sécu en solo, je crois bien ne pas avoir été très pédagogique... Genre je balance tout un tas d’informations et le pauvre Arnaud a dû se débrouiller avec tout ça sans en comprendre la moitié. C’est ma faute, je le reconnais. A charge pour moi d’être meilleur la prochaine fois, et croyez-moi ça ne sera pas difficile.
Bref, le temps de passer tout ça en revue, il est déjà 10h00 du mat et le bateau bouge déjà beaucoup moins. Il est donc temps de partir.

Le Cap Ferrat...
Manœuvre impeccable il faut bien le reconnaitre. Ce qui me fait penser que mon briefing d’avant départ n’était peut-être pas si mauvais que ça après tout !
Dehors, je veux dire une fois sorti du port, je confie d’emblée la barre à Arnaud. Ben oui, à mon sens il ne sert à rien d’essayer d’expliquer les choses en matière de barre, le mieux étant encore de la prendre en main et de... Se démerder.
Et je dois avouer qu’il a assez vite pigé le truc. En tous cas suffisamment pour que je puisse aller vaquer sur le pont pour ranger les défenses et hisser la Grand-voile. Une légère brise souffle du Nord-Est, et bientôt nous pouvons éteindre le moteur et dérouler le Génois... Nous voilà parti, direction le large.

On fait la course ?
Il fait un temps splendide. Le soleil brille et réchauffe nos visages... Et comme nous sommes sur une allure portante nous ne sentons pas le vent. Il fait bon. Même pas besoin de ciré ou de blouson, une polaire ou un pull suffit... C’est nickel.
Bientôt nous doublons le cap Ferrat et nous prenons une route Est, vers Monaco. En fait il ne s’agit pas vraiment de se diriger vers un point ou un autre, mais plutôt de se laisser mener par le vent... L’allure qui nous porte suffisamment est la bonne, l’essentiel étant de prendre du plaisir.
A trois-quatre nœuds, nous ne pulvérisons pas des records de vitesse, mais la Boiteuse est stable, la navigation plaisante, et c’est bien là le plus important. Arnaud se débrouille comme un chef pour une première fois, et en plus, d’après ce qu’il me dit, il prend son pied !

Vers midi le vent faibli jusqu’à devenir quasiment inexistant. Nous en profitons pour déjeuner de quelques quiches (Lorraines et poireaux !), tout en nous remplissant les yeux du spectacle de la côte. Les montagnes, la neige, au loin les buildings de Monaco... C’est splendide. Et toujours ce soleil bienfaisant qui nous réchauffe aussi bien le cœur que le corps...
Tudieu que c’était bon !

Et un photomontage signé Arnaud !
Vers quinze heures, à contrecœur, nous décidons de rentrer. Enfin, je décide qu’il est temps de rentrer, car je sais bien que le soleil se couche aujourd’hui à 16h54 (environ !), et qu’une fois qu’il sera parti au pieu le bougre, il va cailler sévère.
Ca tombe bien, le vent a viré à l’Est et a repris un peu du poil de la bête, et il nous ramène doucement et à temps au port.

L’arrivée fut un poil plus compliquée que le départ... L’ennui voyez-vous, c’est que lorsque vous avez une toute petite place toute riquiqui, avec les bateaux voisins qui bougent latéralement, et bien votre place peut, tout à coup, disparaitre !
Mais nous nous sommes bien débrouillés au final. Il nous a suffit de nous y reprendre à deux fois en profitant d’une oscillation propice... Et tel le fil dans le chas d’une aiguille nous nous somme placé comme une fleur !
Trois quarts d’heure plus tard, après avoir rangé le bateau, et renforcé l’amarrage, nous reprenions la direction de l’arrêt de bus pour regagner chacun nos pénates.

Voilà ! Bon, j’espère que ces quelques moments ensoleillés vous sont été agréables. En tous, ils l’ont été pour nous à un point tel que dès que l’occasion se représentera nous allons nous empresser de recommencer. Bon dimanche, et ne prenez pas froid surtout !

9 commentaires:

cazo a dit…

Bon... voilà... j'ai les pantoufles mouillées... à cause de la bave...

Merci pour la balade, mais manque une p'tite vidéo... sur les deux, y'en a bien un qui aurait pu se donner cette peine ??...

Ceci dit... je comprends bien que le moment est plus à vivre pleinement immédiatement qu'à partager en partie ultérieurement!
;-) !!

J'espère que le temps sera clément sur la côte de façon à ce que tu multiplies les sorties... et les partages!!

Gwendal a dit…

@Cazo : Pour être franc, comme c’était la première foi que je prenais la responsabilité d’accueillir quelqu’un à bord, j’ai été comment dire... Un peu concentré sur le job. Du coup, photos et vidéos sont passés au second plan.
Mais la prochaine fois, c’est promis, j’enregistrerai des images qui bougent !

cacahuette83 a dit…

Très heureux pour toi pour ta belle journée en bonne compagnie!


Gros bisous et bonne soirée!

Bourreau fais ton office a dit…

Je sais pas pourquoi, mais ça me rassure de te voir reprendre la mer : t'es toujours le marin qui va faire le tour du monde, plus seulement le sage paresseux ;) ! ...

PS : une épaisse couche de neige onctueusement blanche, reflétant la lumière d'un soleil bleu, avec les arbres pliés en deux qui se relèvent peu à peu, en se délestant de leurs boules de neige ds un bruissement de feuilles, tandis que l'ombre des gouttes se détache sur la plainte des gouttières, c'est pas mal aussi !

Gwendal a dit…

@Cacajuette : Merci !

@Bourreau : Tu sais quoi ? Moi aussi ça me rassure ! Maintenant la seule neige que je veux pouvoir toucher, c’est celle de Patagonie !

monique a dit…

Agréable, la balade... rien de mieux qu'un soleil d'hiver un peu piquant pour vivifier la peau et le moral!

Et Arnaud est très charmant!

aslan a dit…

Salut Gwen,
Oh le plaisancier ! Félicitation pour le nouveau né, faut que tu le baptises, non?

La Lésion d'Honneur a dit…

toujours aussi agréable le blog de la boiteuse... surtout quand il fait beau... @ bientôt pour le prochain petit tour

cacahuette8 a dit…

Gros bisous à toi mon ami....

Je ne t'oublie pas!

A très bientôt!