mercredi 19 mars 2014

De Pinheira à Florianopolis

27°96.471S 48°33.162W
Iate Clube de Santa Catarina, Florianopolis.

05H00 : Dans un demi-sommeil, j'entends comme des objets qui tombent. Des trucs rebondissent sur le plancher dans un tintamarre qui n'a rien à voir avec leur poids ou leur volume. Je me dis que je dors, que je rêve peut-être, et je cale ma tête dans les coussins. Puis j'entends roucouler... Là, le rêve s'effrite jusqu'à exploser lorsque retentit un miaulement insistant. Et merde, putain Touline tu fais chier !
Je regarde ma montre. Elle indique cinq heures et des poussières. Je râle pour la forme, parce que ça fait partie du contrat, mais en réalité je suis content. Mon réveil-matin à fourrure a rempli son office. C'est l'heure de se lever car la journée va être longue.

Café, clopes. Je sirote le tout en regardant la lune se coucher. Le soleil ne devrait pas tarder à se lever exactement de l'autre côté. Je rassemble mes pensées tout en écoutant le vent qui n'a pas cessé de souffler de toute la nuit. Je sors l'anémomètre, il indique 10 nœuds, rafales à 15. Pour tout vous dire j'aurais préféré une pétole pour ce qu'on a à faire. Car aujourd'hui je vais quitter l'enseada de Pinheira en le faisant remorquer par le Gwenalys, le dériveur de Martine et Claude. Nous allons aller jusqu'au Iate clube de Santa Catarina, à exactement 17 milles d'ici.

Martine et Claude
C'est Claude qui m'a proposé ça hier, alors que nous venions de passer, impuissants, une heure au chevet de Mercedes. L'idée ne m'avait même pas effleurée, aussi j'ai dû prendre quelques minutes pour y réfléchir... Et puis j'ai accepté parce que c'était la meilleure chose à faire. Ici, je n'aurais jamais pu être dépanné, et tôt ou tard j'aurais fini dans les parcs à huîtres... Donc autant saisir l'occasion, surtout lorsque celle-ci est proposé aussi gentiment.

06H45 : Le soleil bondit au dessus de la Ilha do Papagaio. Je me suis activé pour ranger La Boiteuse afin qu'elle soit prête à naviguer à la voile, au cas où quelque chose se passerait mal. Le vent forci : 15 nœuds, rafales à 20. Fait chier.

07H20 : Je suis prêt. Le début de la manœuvre est prévu pour dans quarante minutes. Gwenalys va passer à côté de moi et me lancer un boute. Puis commencera à me tracter doucement dans l'axe de ma chaîne afin que je puisse remonter mon ancre. Je n'ai jamais fait ça avant (j'appris plus tard que eux non plus), et j'espère ne pas faire de conneries. Je commence à être nerveux... Je vais me faire un maté, ça va me calmer. Ou pas.

07H35 : Il y a beaucoup de vent maintenant... Presque 20 nœuds établis. Ça m'ennuierait un peu qu'on annule, car maintenant que je me suis fait à l'idée, je suis prêt, archi-prêt. Mais c'est Claude le patron sur ce coup-là. Je m'en remets entièrement à son jugement et à son expérience acquise tout au long de ses dix années de voyage.

O7H55 : Appel radio du Gwenalys. C'est bon, on le fait.

Bon, on y va oui ?
08H05 : Gwenalys décroche son ancre. Je me rends à l'avant et commence à remonter quelques mètres de ma propre chaîne.
Puis, tout est allé très vite. Gwendalys est passé sur mon bâbord et m'a lancé vingt mètres de câblot que j'ai rapidement fixé à la patte d'oie que j'avais préparée. Malheureusement, à cause du vent Gwenalys est obligé d'aller assez vite pour rester manœuvrant. Trop vite pour que j'arrive à suivre au guindeau. Mon ancre racle le fond et croche au passage un de ces trucs qui pendouille et où sont les huîtres (je ne sais pas comment ça s'appelle). Mon remorqueur s'arrête alors et je dois forcer sur les bras pour remonter ce qu'il reste de chaîne. Ouf ! Ça y est, je suis décroché ! On peut y aller.

08H35 : Nous quittons l'enseada de Pinheira. Dehors il y a de la houle et du vent, et ça secoue pas mal. 3,5 nœuds de vitesse, tout baigne.

08H50 : Ah ben zut. Chuis malade !

09H45 : Nous avons contourné l'île du Perroquet et nous embouquons la passe pour rentrer dans la baie-sud.


10H30 : Nous ramons... J'avais pensé que nous avancerions à trois nœuds, mais finalement c'est plus près de 1,5... Ce qui va doubler de le temps de la balade.

10H45 : Nous croisons une vedette de ma Marinha do Brasil. Oups !

11H50 : Punta do Cedro. On a fait (en gros) le tiers du trajet. Nous sommes face au vent, à deux nœuds de vitesse. De temps en temps nous communiquons par VHF pour nous demander comment ça se passe. De mon côté je commence à fatiguer car je suis à la barre depuis plus de trois heures maintenant afin de garder La Boiteuse exactement dans le sillage de Gwenalys. A travers la brume de chaleur, j'aperçois notre destination à 10 milles d'ici. La marina se trouve presque au pied du grand pont qui relie l'île au continent.

Midi : Voilà la vedette de l'armée qui repasse dans l'autre sens. Heureusement, nous ne semblons pas les intéresser. Cela me fait penser que de débarquer comme ça dans une marina va probablement me forcer à faire mon entrée officielle dans le pays. Et une fois que ce sera fait, je n'aurais plus que trois mois pour remonter le long des presque trois mille milles qui me restent à faire pour quitter le Brésil. Ouch !

C'est long...
13H25 : Putain c'est long... Je commence à avoir sommeil.

14H05 : De temps en temps arrive un train de houle constitué de deux ou trois grosses vagues qui vient frapper la proue de La Boiteuse. Le bateau bondit alors et retombe en faisant exploser l'élément liquide en une gerbe éblouissante.

14H35 : La ville de Florianopolis s'étale devant nous à contre jour, de chaque côté du bras de mer. Elle m'a l'air énorme cette ville...

15H00 : Message radio de Martine. Plus que cinq milles à faire ! (Yeaaaaah !) Arrivée prévue entre 18H00 et 19H00 (Boooooh !!!). Nous n'avançons plus qu'à 1,5 nœuds.

Et merde...
15H15 : Par hasard, je jette un œil derrière moi et j'avise soudain un arcus de belle taille qui se dirige vers nous. J'avais déjà abordé le sujet avec Martine et Claude lors d'une soirée de papotage... Je leur avais raconté ce Pampero qu'annonce ce gros nuage en rouleau, et des effets violents de celui-ci. Je les appelle pour les prévenir. Eux qui ne connaissaient pas, vont découvrir ce que c'est.

15H30 : Ça y est c'est parti ! Le vent à viré à 180° et souffle de plus en plus fort. 18 nœuds à l'anémomètre de poche. La température a baissé de presque dix degrés. Du coup, puisque nous avons maintenant le vent dans le dos, nous allons plus vite ! 4 nœuds ! Chouette, on va arriver plus tôt !

16H10 : La Marina est en vue. Je commence à réfléchir à comment on va faire pour y rentrer... Et franchement je n'en n'ai aucune idée. Ça va être de l'improvisation totale.

Ça commence à souffler pas mal
16H30 : J'ai réussi à joindre la marina et ils envoient un canot pour nous filer un coup de main. J'suis fier de moi, je me suis débrouillé comme un chef en portugais ! Le souci c'est que le vent ne veut pas baisser... On est toujours à 20 nœuds et la mer se creuse et déferle de plus en plus.

16H45 : Un canot gonflable arrive avec un moteur de 5 CV au cul... Désolé mon pote, mais ça ne va pas le faire. Le gars comprend assez vite qu'il doit retourner au port et revenir avec un botte un peu plus costaud.

La suite ? Et bien il n'y a pas de suite... Il n'y a rien d'écrit sur mon cahier en tous cas, car j'ai été un peu trop occupé pour pouvoir écrire quelque chose. Alors comme la dernière fois vous allez avoir droit à un récit a froid.

Le type a mis un peu de temps à revenir... Et pour cause, au même moment, un voilier français, le Houba de Denise et Jean-Claude, dérapait sur son ancre et venait se fracasser sur les pontons extérieurs. Le temps que le personnel de la marina sauve le bestiau et l'amarre sur un corps mort, Gwenalys et La Boiteuse faisaient des ronds dans l'eau... Dans une mer de plus en plus impraticable.
C'est là que j'ai fais une boulette. La Boulette. Alors que nous passions le lit du vent, je me suis déconcentré une seconde et La Boiteuse s'est retrouvée au travers par rapport au vent. En clair et en image, Gwenalys est parti d'un côté, et moi de l'autre. La ligne qui nous reliait est passée sous ma coque, c'est coincée, et nous nous sommes retrouvé cul à cul dans une mer de plus en plus merdique. Gwenalys était à la peine, et moi je m'agrippais fermement à la barre pour l'empêcher de partir sur le côté. En effet, je recevais maintenant la houle par l'arrière, et le safran prenait des paquets de mer dans un sens pour lequel il n'a pas été conçu.

La cavalerie est là !
Bref, nous décidons de mouiller nos ancres respectives et de larguer la remorque afin de reprendre les opérations dans le bon sens. Manque de bol, la mienne n'accroche pas la vase du fond. Mais alors pas du tout ! Je pars à la dérive, et je vois les piles du pont derrière moi qui se rapprochent à la vitesse grand V. Là, ce n'est plus besoin d'aide dont j'ai besoin, mais carrément d'un sauvetage ! Les appels que je passe sur le canal 16 sont de plus en plus insistants. Je n'en suis pas à lancer un pan-pan-pan... mais presque (En fait, cela ne m'est même pas venu à l'esprit pour tout vous dire).
Au bout d'un temps qui m'a semblé interminable je vois alors arrivé la cavalerie. Pas moins de six personnes réparties sur deux zodiacs dont un assez puissant pour tirer la Boiteuse, ainsi qu'une moto des mers foncent sur moi et prennent les choses en main. Un employé monte à bord et m'aide à remonter mon ancre qui labourait le fond et m'annonce qu'ils vont me mettre sur une des bouées extérieures.
Merci les gars !
Un peu bourrin sur ce coup-là, j'insiste pour qu'ils me fassent rentrer dans la marina, sans me rendre compte qu'avec l'état de la mer l'opération est quasiment impossible (mais que voulez-vous, j'en ai plein le cul, je veux juste que ça s'arrête !).
Mais le type refuse catégoriquement et me dis que c'est la bouée, ou rien. Et que de toute façon la marina est pleine et qu'il n'y a pas de place.
Là, grosse déception... A 18H00, je me suis retrouvé accroché à une grosse bouée avec des amarres pour paquebots, ballotté dans tous les sens et pour parfaire le tout, un orage est arrivé. Genre, son et lumière avec des gouttes capables de remplir des verres à vodka. Du coup, je suis resté pour la nuit sur le bateau, en tête à tête avec Touline qui me faisait une de ces gueules !
Désolé ma vieille... Mais là je n'y suis pour rien.

L'eau du ciel
Le lendemain mardi 18 mars, après avoir dormi presque neuf heures d'affilé, la première chose que j'ai réalisée est que je n'avais plus un watt d'électricité. Mes deux batteries de service étaient vides de chez vides... Pourquoi. Comment ? Je ne sais pas encore. Mais peut-être cela a t-il un rapport avec le fait que mon démarreur refuse de fonctionner complètement. Mais bon, pour l'heure c'est le cadet de mes soucis. Ce que je veux c'est descendre à terre pour prendre une douche et me raser. Moi qui pensais en avoir fini avec les rames, j'allais encore devoir attendre un peu...
Ensuite, je me suis habillé un peu mieux et je me suis rendu aux bureaux de la marina. Le jeune type qui nous reçoit (Martine et Claude étaient avec moi) commence par nous souhaiter la bienvenue et m'annonce que nous disposons de deux jours de courtoisies (en langage marin, ça veut dire gratos). Ça commence bien me dis-je.
Puis il enchaîne et me dit que le prix à la journée est de 100,48 Réals (j'adore les 0,48) soit à peu près 30 Euros.
PARDON ?!?! J'ai sans doute un peu haussé la voix quand j'ai dit ça... Faut dire que le type m'a pris un peu par surprise. Et là il m'explique que nous sommes encore en période estivale, alors c'est plein pot. En avril ça sera divisé par deux. Du coup je me calme un peu. De toute façon je n'ai pas le choix non ? Ce n'est pas comme si je pouvais aller ailleurs avec un bateau sans moteur et sans électricité... Mais finalement c'est peut-être ça qui m'énerve le plus.

Le lendemain, c'est déjà mieux
Puis le gars, vachement sympa au demeurant, me rappelle de ne pas oublier de lui rapporter mes papiers d'entrée tamponnés par la Police Fédérale pour qu'il puisse en faire une copie... Là, je suis coincé. Il va falloir que je me déclare... Le compte à rebours est désormais déclenché. Tic-tac, tic-tac... Plus que 90 jours (88 maintenant).
Et donc dans la foulée l'équipage du Gwenalys et moi avons pris un taxi pour entreprendre la procédure d'immigration. Moi pour entrer au Brésil et eux pour en sortir. Ça nous aura pris la journée, car bien sûr les trois bureaux à voir se situent aux trois coins de la ville.

La Bonne nouvelle du jour, parce qu'il en faut bien une, ce fut que lorsque je repassais au bureau pour leur montrer le document de la police dûment tamponné, le jeune gars m'a annoncé que je pouvais avoir une place à quai dès le lendemain. Et qu'il se chargeait de contacter un mécanicien pour qu'il vienne ausculter La Boiteuse.

Voilà-voilà... Ceci était le récit de ce qui doit être ma navigation la plus courte (19,2 milles) mais certainement pas la plus tranquille ! Aujourd'hui tout va mieux, je suis assis dans mon bateau et je tape ces mots en écoutant Supertramp. Touline est allé à la découverte de son nouvel environnement et me fait de gros câlins... Tout à l'heure je vais aller au bar de la marina m'en jeter un, et profiter d'un super wifi pour mettre à jour ce blog. Bref, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, et c'est très bien comme ça.

C'est pas si compliqué pourtant !

Pêcheur dans la baie de Pinheira

17 commentaires:

jpgnice a dit…

Le pire, quand je te lis, quand les cordages s'emmêlent, que les ancres n'ancrent pas et tout le tintouin, je suis pris d'un rire nerveux ! C'est comme les films muets ou le gars ripe sur le rateau et se retrouve le cul par terre ! La situation est dramatique et je suis plié de rire… Quel cinéma ! J'adore…

Marie a dit…

Encore une journée qui n'a pas été de tout repos! J'ai tremblé pour la Boiteuse, Touline et toi! Maintenant, répare Mercedes vite fait, bien fait pour continuer ta route! Bisous à toi et papouilles à Touline

Monique a dit…

Bon, c'est passé! De toutes façons, tu n'avais pas le choix...

Et cette fois, M. Mercédès : à poil! Tu fais tout réviser !!!!
Et tes batteries aussi !!!

Va pas falloir traîner si tu ne veux pas redevenir clandestino !!

gubragh a dit…

Bon, ben ça, c'est fait!
T'as encore assuré, capitàn. La tête des grands jours que t'as sur la vidéo... on voit que t'aimes te faire remorquer à 1,5 nœuds en plein pampero. Profites-en, repos, gratouillis à la Touline et un mécano brasilheiro pour draguer la Mercedes. Trois mille milles en trois mois... oui, repose-toi d'abord.

Laurent a dit…

Eh bien, ça ne rigolait pas... C'est flippant ces petites merdes qui finissent par miner les motivations !

Bonne réparations Gwendal !

Gwendal DENIS a dit…

@JPGNice : Ah ben je suis content qu'au moins ça en fasse rigoler quelques uns !

@Marie : Je devrais voir un mécanicien aujourd'hui, logiquement. Mais nous sommes au Brésil...

@Monique : Je vais essayer de respecter les délais, mais c'est sans garanties.

@Gubragh : Ce fut une expérience enrichissante malgré tout. Mais bon, pas tous les jours SVP !

@Laurent : Embarquez-vous qu'ils disaient... :)

aglae75 a dit…

Ben dis donc ça a été chaud, mais finalement ça devrait bien finir si le mariner t'as dégoté un mécano.
Contente qu'il n'y ai pas eu de bobo.
Bises salées

Gwendal DENIS a dit…

@Aglaé : Finalement, je râle mais c'est vrai qu'il n'y a pas eu de bobos... A part Mercedes qui déconne à plein tube, les batteries mortes et le hors bord qui cafouille, tout va bien !

Anonyme a dit…

Bonjour Gwendal,

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?

a) pour écrire une épopée
b) par amour des mouillages
c) parce que je ne suis pas pressé
d) parce qu'il y a des jours comme ça.

Bravo pour cette journée !

Dans quelques jours : marina, wifi,cigarettes et ... mécano.
On attend la suite.

David de Nantes

Guerdy a dit…

Une petite suggestion pour ton moteur, ou plutôt pour tes moteurs.
Pour commencer, le hors - bord, comme il ne tourne pas, démontes les bougies et envois quelques bonnes giclées de WD-40 dans les cylindres en actionnant le lanceur.
Pour le Mercedes; Prends une vieille brosse à dent (Une neuve va aussi) et avec du WD-40 nettoies tout le bloc ainsi que les éléments autour surtout les mobiles.
Y buene suerte tu es un lion

Guerdy

Sonia a dit…

Voila une aventure dont tu aurais sûrement aimé te passer... Maintanant, tu nous fais retaper mercedes nickel et zou...

Gwendal DENIS a dit…

@David : J'y suis ! Enfin !

@Guerdy : Pour le HB, c'est le carburateur qui déconne. Et pour Mercedes, le premier diagnostique est tombé, va falloir que je change le démarreur.

@Sonia : Je m'y emploie ma Chère ! (Et bon anniversaire !)

Guerdy a dit…

Tu le sais sûrement, quand tu arrêtes le hors-bord pour un moment, il est fortement conseillé de débrancher l'alimentation de carburant, et de le laisser tourner jusqu'à épuisement de ce qui reste dans le carbu. guerdy

Guerdy a dit…

Et de ne jamais le coucher

Anonyme a dit…

si mercedes déconnait déjà alors qu'elle était en marche, ce n'est sans doute pas seulement le démarreur (tu as été au fond du réservoir quand tu l'as rechargé en catastrophe !!! avec les impuretés qui y trainaient...)
bon courage

Gwendal DENIS a dit…

@Guerdy : C'est ce que je fais systématiquement. Mais ce moteur n'a jamais supporté d'être beaché... Là, il est en révision complète. On verra ce que ça donne.

@Anonyme : J'ai vérifié, et purger le circuit d'arrivée d'essence. News en exclue : Démarreur changé, tout baigne !

exocet a dit…

Le diagnostic du moteur est il prononcé.
J'espère que tout sera vite réparé mais si c'est comme aux Antilles il ne faut pas être pressé ce qui compte c'est le résultat. Bon courage.
Le mousse d'Exocet