vendredi 29 janvier 2016

Tyrell Bay de sept à huit

12°27.305N 61°29.305W
Tyrell Bay, Carriacou

Ce matin je n'ai rien de particulier à vous dire mais je ressens tout de même le besoin de vous donner quelques chose à vous mettre sous la dents. Et puis cela fait un bout de temps que je ne me suis pas fait une petite balade photo... Donc, à défaut d'un texte pertinent, que dis-je, éclairé, vous aurez droit à quelques images de mon environnement immédiat. A savoir Tyrell Bay.
Alors si vous le voulez bien, embarquez avec moi dans la WalkerBay et allons faire un petit tour. Il est sept heures du matin, et la lumière est idéale, même si j'aperçois à l'est quelques gros nuages chargés de pluie.

Je fais un petit tour sur le pont, histoire de compter les bateaux comme je le fais chaque matin. Aujourd'hui j'en dénombre 103. Normal, nous venons de vivre cinq jours de vent fort, et pas mal de voiliers sont venu se réfugier à Tyrell Bay. J'en profite pour jeter un œil à ma chaîne. Tout semble en place. Non seulement je suis fier (et rassuré) de mon mouillage, car il n'a pas bougé d'un poil malgré quelques rafales plutôt balèzes, mais en plus ce matin je trouve ma tête d'alouette particulièrement élégante. La lumière sans doute.


Touline est assise sur la table du carré. Elle a le regard perdu vers quelque chose que je ne vois pas. Je la laisse à ses rêveries et j'embarque dans l'annexe. Une petite vue de la Boiteuse pour commencer. C'est qu'elle est belle ma Boiteuse malgré sa peinture défraîchie. Souvent on m'en fait le compliment, et à chaque fois je souri avec modestie. Oui, je sais qu'elle est belle, mais il faut dire qu'elle a pas mal de concurrence dans le coin. Tien, prenez mon voisin la Mistress par exemple. Wahou... Ça c'est un beau bateau. A côté, La Boiteuse fait pâle figure, croyez-moi.



Quelques minutes de moteur au ralenti m'emmènent vers les pannes où viennent s’accrocher le pétrolier ravitailleur. Là, je sais y trouver quelques sujets intéressants... Et en effet, les locataires du coin terminent leur nuit. Un fou (Brun, Sula leucogaster), un pélican (Brun aussi, Pelecanus occidentalis) et quelques Sternes (Royales Thalasseus maximus) me regardent dériver vers eux, moteur coupé, tandis que je les mitraille sans vergogne. Ils prennent la pause autant que leur patience le permet, puis s'envolent un à un. Seules les sternes me balancent une insulte au passage.



Faire chier les oiseaux, ça c'est fait. Direction le rivage à présent. Je laisse l'annexe amarrée sur le ponton désert, et je grimpe les quelques marches jusqu'à la rue. Sous un carbet, un chien finit sa nuit. Je le connais bien celui-là. Un vrai pique assiette comme tous les chiens qui vadrouillent par ici. Toujours en train de mendier des caresses ou des bouts de quelque chose aux clients des restos.
Mais ils sont sympas. Tien, ça me fait penser que je n'ai pas vu de chats depuis que je suis ici...

Quelques pas me mènent vers le cliché qu'il ne faut pas rater à Tyrell Bay sous peine de passer pour un ringard. Le point wifi du coin ! Non, j'rigole. Mais on pourrait imaginer que parfois la blague peut se transformer en œuvre d'art. Ou vice-versa. Je réfléchis un quart de seconde au concept, puis je continue mon chemin.

Sur la plage de sable pas blanc, quelques volutes torturées et mystérieuses attirent mon œil expert. Caillou de corail. Non, pierre de corail plutôt, comme ça ça fait pierraille. Donc voilà, pierraille sur fond de sable gris. Encore une œuvre d'art que la nature nous offre.


Ah tien, voilà un lambi posé là. Clic-clac. J'en ai mangé la semaine dernière... Bof, vous m'auriez mis du calamar dans l’assiette, cela aurait été la même chose. Par contre la langouste.... Yummy !

Bon allez, il est temps de se rentrer car les gros nuages gris grossissent et noircissent à vue d’œil. Une petite dernière pour la route, mais celle-ci n'a pas été prise par moi. En effet, pour avoir un point de vue aussi haut, il aurait fallu que je me fasse bobo au peton. Donc, merci Françoise.


Huit heures, Touline m'accueille avec un miaulement interrogateur et saute dans l'annexe pour voir si par hasard je ne lui aurait pas ramené quelques poissons. Et non ma vieille, la friture c'était hier. Aujourd'hui j'ai préféré satisfaire mes lecteurs plutôt que de me faire bouffer par les moustiques dans la mangroves. Chaque jour ses priorités, que veux-tu...
  




6 commentaires:

Frédérique Renaud a dit…

Encore un beau moment de passé grâce à toi....Les photos sont magnifiques, ça me fait rêver....Merci Gwendal.

aglae75 a dit…

On a vu pire comme mouillage on peut dire. Profites en bien.

Pierre Vigna a dit…

Merci pour cette visite.
Tout y est, les photos, le ton, c'est parfait pour nous dont l'ancre est jetée à terre.
Pierre

Gwendal DENIS a dit…

@Frédérique : Il n'y a pas de quoi !

@Aglaé : Certes, certes...

@Pierre : Heureux d'embarquer du monde avec moi.

liste a dit…

Bonjour
il semblerait qu'un poisson jamais découvert et très étonnant a été péché dans le port de Cariacou voici un lien pour le découvrir :
http://www.20minutes.fr/insolite/1779059-20160203-poisson-mutant-decouvert-mer-caraibes

étant sur place est ce que vous en avez entendu parlé ?
C'est du sérieux ou une blague d'un pécheur ?

Merci pour votre fenètre ouverte sur la mer et le monde qui nous donne en métropole un peu d'air frais.
Bon courage et surtout beaucoup de bonheur.

la Lésion d'Honneur a dit…

Salut
tu n'aurais pas une chouette photo de sterne royale par hasard ? Merci d'avance au cas où !
Bonne continuation