34°26.602S 58°31.795W
Buenos Aires,
Argentine
Pas grand chose à
vous raconter aujourd’hui. La Boiteuse flotte toujours ce qui est
rassurant surtout lorsqu'on vient d'installer un nouveau sondeur et
que l'on n'est pas très sûr de ce que l'on a fait. Mais apparemment
j'ai fais les chose bien puisque pas une goutte d'eau ne semble
franchir le passe-coque... Donc tout va bien.
| La Boiteuse à sa nouvelle place. Hélas, trop loin de la rive pour que Touline puisse descendre. |
La problématique
de la journée va être de trouver un moyen de faire remplir mes deux
petites bouteilles de gaz... Ce qui risque de ne pas être une mince
affaire car le service qui se chargeait de ça à la marina vient de
changer sa pratique et refuse de se déplacer pour des bouteilles
inférieures à 10Kg... Mais ce n'est pas grave, je vais bien trouver
un moyen. Peut-être même que la solution à mon problème viendra
de mon nouveau voisin, qui n'est ni plus ni moins que l'Argentin que
j'avais croisé à Agadir il y a un an et demi !
Sinon, et c'est ce
qui m'amène vers vous aujourd'hui, je voulais vous signaler un
article paru dans les Carnets de Grande Croisière et qui parle... de
moi.
Bon, c'est assez
intime et ça dévoile certaines choses sur mon passé que peu de
gens connaissent, mais je pense que vous apprécierez la plume de mon
ami Hughes. Et surtout sa délicatesse.
Comme
il le dit si bien « Toutes les histoires de grandes
croisières se ressemblent, chaque histoire de départ, au contraire,
est singulière, à sa façon. ». La mienne est le résultat
d'une souffrance, d'une mort et d'une renaissance. C'est une
thérapie, une reconstruction, qui me mènera vers des rivages que je
souhaite accueillants et salvateurs.
C'est le paradoxe
d'un voyageur qui n'espère rien de moins que de cesser un jour de
voyager.
![]() |
| Un pote un vrai, Hughes Bigo |
Alors merci Hughes
pour avoir su m'écouter. Cela fait un an que nous naviguons
(presque) de concert, mais dans quelques jours je vais reprendre ma
route vers le Nord et toi et Caroline vous allez descendre vers le
Sud. Même si je ne peux vous souhaiter que le meilleur, j'ai quand
même l'espoir qu'on se recroise un jour quelque part dans le
Pacifique. De l'autre côté de ce gros bout de terre qui nous barre
la route de l'Ouest et que l'on appelle Amérique du Sud.
Bon vent les amis !
