mardi 24 janvier 2012

En attendant le fax...

En attendant le fax, au détour d'un ponton, quelques images glanées ici ou là...

Un nouvel arrivant... de taille !
Venu passer l'hiver au soleil
Avec des trucs de ouf !
Et un skipper de renom : Sébastien Josse (à droite)
Mais le héron s'en tamponne...
Et la mouette aussi...
De même que l'équipage de la Boiteuse !
Qui patiente avec un tajine poulet-haricots verts-pommes de terre !
Qui c'est le plus heureux des deux ?
Celle-là, je voulais vous la montrer depuis longtemps !

samedi 21 janvier 2012

Toujours coincé...

30°25.322N 09°37.025W
Agadir

Franchement, c’est pas drôle. C’est même carrément chiant si vous voulez connaitre le fond de ma pensée.
Vous êtes là, fin prêt, chaud bouillant, avec une envie de bouffer des milles, et le monde moderne continue à vous faire des misères. C’est trop inzuste comme dirait l’autre avec sa coquille d’œuf sur la tête.

Je ne vais pas vous narrer par le menu les galères qui sont les miennes depuis deux jours, mais sachez que malgré une dizaine de coups de fil avec une connerie de plateforme téléphonique, trois fax et deux mails, ma foutue banque n’a pas été fichue d’effectuer le bête virement que je lui demandais de faire.
Je me retrouve donc encore et toujours coincé à Agadir, avec une furieuse envie de tous les envoyer chier. C’est d’ailleurs un peu ce que j’ai fais, car lorsque la dernière personne que j’ai eu au bout du fil m’a bien confirmé qu’ils ne pourraient plus rien faire avant mardi matin… J’ai répondu avec un léger tremblement dans la voix : « Très bien, mardi vous me faites ce virement de merde, et mercredi je change de banque. Au revoir madame. »

Voilà. Trop c’est trop, et à un moment faut arrêter de me faire chier.

M’enfin, comme dirait l’autre avec son pull vert, je ne vais pas me pourrir la vie à cause de ces cons. Je vais même essayer de prendre le bon côté des choses et profiter de cette prolongation forcée. Ce matin je me suis offert une petite séance chez le coiffeur, avec taillage de bouc. Demain je vais me faire un tajine de la mort qui tue, et lundi j’irais au hammam. Na !


Quant à Jeff (c’est Geoffrey en fait), et bien il prend les choses du bon côté étant donné qu’il s’estime déjà bien chanceux d’avoir trouvé un bateau pour les Canaries !
Mais non, je déconne… Il est bien ce garçon. Pas chiant, intelligent et désireux d’apprendre. Je lui ai filé trois bouquins pour qu’il s’instruise, le cours des Glénans et le permis côtier, et puis aussi « La longue route » de Moitessier pour qu‘il arrive à s‘affranchir des deux premiers.

Tien, il me rappelle quelqu'un celui-là...
Non, c’est pour vous que cela m’embête le plus… Un jour ils partent, le lendemain ils ne partent plus… Du coup vous me laissez plein de commentaires hyper gentils, pour rien. Et ça, ça me fait chier aussi.

Allez ! Je vais fumer mon cigare tranquillos, boire mon café et continuer à décompresser… Manquerait plus que je me fasse des nœuds au cerveau à cause de tous ces cons, n’est-ce pas ?

PS : Je présente mes plus plates excuses aux enfants qui me lisent (y’en a) ainsi qu’à leurs parents, pour les gros mots qui émaillent ce texte. Mais bon, j’ai tout de même des circonstances atténuantes : J’ai un peu les boules !

jeudi 19 janvier 2012

Mieux vaut tard que jamais

30°25.322N 09°37.025W
Agadir

Dernière soirée...
« Mieux vaut tard que jamais », je trouve en effet que c’est tout à fait l’expression qui convient pour intituler cet article... Car dès le titre le lecteur sait tout de suite que quelque chose d’attendu est enfin arrivé, et poursuivra sa lecture pour savoir de quoi il retourne. De même, le lecteur assidu, voire même l’abonné (vous avez votre abonnement au moins ?), saura immédiatement que la Boiteuse va enfin se tirer du Maroc et viendra s’enquérir des modalités de départ. Peut-être ira-t-il jusqu’à laisser un petit commentaire pour me souhaiter un bon voyage, ou même me vanner pour avoir autant trainer...
Vous l’avez compris, la Boiteuse va pouvoir enfin appareiller après cinq mois d’escale à Agadir. Toutes les factures sont réglées, les pleins et l’avitaillement sont fait, la chatte vaccinée et séquestrée dans la cabine avant (mais non, je rigole !), bref, comme dirait l’autre : Y’a plus qu’à.

Le départ est programmé pour vendredi matin, dès que ces gentils messieurs de la douanes auront finit leur inspection et m’auront rendu mon passeport dûment tamponné ainsi que les papiers du bateau qu’ils séquestrent depuis cinq mois... Mais bon, ça j’attendrais d’être en dehors des eaux territoriales marocaines pour vous en parler. Manquerait plus qu’au dernier moment ma grand gueule me joue des tours...

Donc disais-je, départ vendredi matin, au plus tard en début d’après-midi, tout dépendra de ces gentils messieurs cités plus haut, pour une traversée tranquille de 240 milles. La destination sera l’ile de Lanzarote que je n’avais fait que longer la dernière fois, et plus exactement la marina de Rubicon située au sud de l’ile, près de la ville de Playa Blanca (à vos cartes !) Je ne veux pas vous donner de pronostique quant à la durée de cette traversé, mais grosso-merdo ça devrait me prendre deux jours.

Ah oui, je voulais également envoyer un message perso à tous ceux qui ont reçus un joli mail bien pourri de ma part il y a quelques jours. Je suis désolé... J’ai merdouillé et un vilain spameur s’est saisi de mes données personnelles pour envoyer sa pub à la con. Pas la peine de m’engueuler, car j’ai déjà été bien puni puisque compte Hotmail est maintenant bloqué, et je ne sais pas quand je pourrais le récupérer... Donc voilà, sorry, le referais plus, promis.

A peine arrivé, il se rend utile... C'est bien !
Heu… j’ai tout de même une nouvelle de dernière minute qui risque de vous intéresser. Figurez-vous qu’alors que je commençais à me préparer à déjeuner, j’entendis quelqu’un frapper contre ma coque. Il s’agissait d’un jeune homme d‘une vintaine d‘années. Il se présenta comme s’appelant Jeff et il m’annonça tout de go qu’il cherchait un embarquement pour les Canaries, et qu’il n’y connaissait absolument rien à la voile… J’ai bien dû mettre cinq minutes avant de dire oui… Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Je me suis juste dit que c’était aussi un peu pour ça que j’étais parti, faire des rencontres imprévues et prendre au dernier moment des virages non programmés…

Donc, demain la Boiteuse appareillera avec un équipage de trois. Deux humain et une chatte. Avec un équipier à bord, votre Capitaine bien aimé (c’est moi) pourra ainsi se reposer pendant que le jeunot ouvrira l’œil. Touline n’étant pas, vous vous en doutez bien, réellement digne de confiance en ce qui concerne les quarts de nuit. Allez, je vous laisse.

Mon prochain article renouera avec le bête récit de navigation, genre dont vous avez perdu l’habitude depuis tout ce temps... Et franchement, ça me fait bien plaisir.

vendredi 13 janvier 2012

Rien de grave

30°25.322N 09°37.025W
Agadir

Les vaccins
Je savais que je devais le faire, c’était même quelque chose d’obligatoire, mais sur ce coup-là j’ai un peu procrastiné... Et puis lundi matin, sur un coup de tête j’ai appelé la vétérinaire. Je voulais juste prendre rendez-vous pour faire vacciner Touline, mais comme la matinée était plutôt calme celle-ci me proposa de passer immédiatement.
J’attrape ma chatte, je la fourre dans mon sac à dos, et je saute dans un taxi. Cela faisait un bout de temps que Touline n’avait pas fait un tour dans mon sac à dos... et je ne sais pas pourquoi, celui-ci semblait avoir sérieusement rétréci ! La pauvre se démenait pour sortir coute que coute de sa prison et miaulait de tout son saoul. Et moi, je faisais de mon mieux pour ignorer les coup d’œil furibonds que me je jetais le chauffeur de taxi dans son rétroviseur.

Arrivé au cabinet du toubib, la Touline sembla reconnaitre les lieux et les odeurs et se calma un peu. La véto fut enchantée de revoir cette petite souillon des rues d’Agadir transformée en une magnifique chatte au poil lustré par une alimentation équilibré et une balnéothérapie régulière. (Voir la dernière photo de l’article précédent)
Nous discutâmes un peu, et comme elle avait une clientèle plutôt composée d’expatriés (ben oui, les marocains et les animaux de compagnie c’est pas encore ça), elle connaissait sur le bout des doigts ce qu’il convenait de faire pour rendre Touline officiellement apte à voyager. En moins d’une heure nous avions fait la totale : Vaccin antirabique bien sûr, mais aussi vaccins contre la rhinotrachéite féline, la calicivirose féline et la panleucopénie féline. Tout ça en première injection qu’il faudra que je renouvèle à la fin du mois lorsque nous serons aux Canaries.
Introduction de la puce... Aïe !
Puis ce fut le moment d’insérer à ma Touline sa puce d’identification... Et là ça a été une autre paire de manche je vous prie de le croire. Bon dieu qu’elle était grosse cette aiguille ! J’en ai eut mal pour elle la pauvrette. 
Bref, Touline est maintenant vaccinée contre à peu près tout ce qui est contagieux, elle a une puce de la taille d’un grain de riz avec son numéro internationale, son carnet de santé et un certificat en bonne et due forme. La voilà prête à émigrer ! 

Enfin émigrer pas vraiment, car je suis devenu son propriétaire officiel, elle est donc française par le droit de propriété qui comme chacun sait prime sur tous les autres droits, y compris ceux du sol et du sang... (sic !) Ce qui m’a fait marrer c’est que si on lit attentivement ses papiers, à « adresse », on peut lire la Boiteuse ! Et puis aussi à l’intitulé « race » il est écrit en toute lettre : Orientale. Ca mes amis, c’est trop la classe ! 

Comme ma chatte en avait un peu baver mine de rien, j’ai fait montre d’une gentillesse à tout épreuve pour me faire pardonner. J’ai acheté une cage de transport pour qu’elle ne se sente plus à l’étroit dans mon sac à dos et qu’elle puisse regarder le paysage pendant qu’on se balade. Et puis j’ai acheté aussi une petite pilule miracle qui devrait me la rendre complètement passive pendant les douze première de notre navigation. Du GHB pour chat si vous préférez ! 

Bon, ça c’était ce qui concernait Touline... On va passer à autre chose si vous le voulez bien, même si je sais que vous êtes assez demandeurs de tout ce qui concerne cette bestiole. Mais je vous rappelle tout de même que le héro de ce blog, c’est quand même moi, et il ne faudrait pas que vous l’oubliiez ! 

Une belle journée
Mercredi je devais recevoir les housses de protections des panneaux solaires ainsi que mon nouveau taud. Je suis sûr que vous avec noté l’emploi de l’imparfait dans cette phrase et que vous en avez tiré les conditions qui s’impose dans le contexte qui est le mien... A savoir, bien sûr, qu’il n’en fut rien. 

J’ai poireauté gentiment toute la matinée, puis en me rendant à la Capitainerie pour essayer de contacter mon gentil artisan, j’appris que ce mercredi 11 janvier était un jour férié... Le jour du Manifeste de l’Indépendance. C’était bien ma chance ! Bon, les jours fériés, chômés ou pas, je respecte. C’est comme ça. Et puis je pouvais tout à fait comprendre que mon gentil artisan ait oublié que ce jour-là, il aurait à rendre visite à sa tante de Tafraout... 
Le lendemain, à la première heure, j’étais au bureau pour rappeler mon gentil artisan à ses devoirs. Naïma, la secrétaire de la Marina, transmit en arabe mes inquiétudes, mais aussi ma colère lorsque j’appris que mon plus-gentil-du-tout artisan ne comptait me livrer que le lendemain vendredi ! 
Hélas, je n’avais pas vraiment le choix... Moi qui comptais prendre la mer ce jour-là, je ne pouvais décemment pas partir sans avoir au préalable vérifier que ma commande était conforme en tous points avec mes désirs... J’étais furibard. Je pestais devant qui voulait l’entendre sur le je-m’en-foutisme général, l’irrespect, l’insulte même, qui m’était faite... J’avais l’impression que tout se liguait contre moi. 

Tu vas cracher oui !
Rajoutez à cela un autre problème de taille qui concerne le paiement de mon séjour à la Marina d’Agadir... Là, je le reconnais, c’est de ma faute. Je vous la fais courte, mais j’ai dépassé le plafond de ma carte de crédit, et je n’arrive pas à faire un virement bancaire pour régler ma note, mon compte n’étant pas fait pour ça (le con !). Donc, jusqu’à mardi prochain je ne pourrais plus rien retirer, et je suis comme qui dirait coincé. J’ai tout essayer pour me procurer du liquide (forcément du liquide !), tout ! Hier j’ai fais onze banque à la recherche d’un simple TPE ! Un sabot ! J’ai envoyé un mail, j’ai téléphoné pour que mon plafond soit relevé, le virement accepté... En pure perte. 

Alors hier au soir alors que je m’octroyais un moment de tranquillité en fumant mon cigare et en sirotant un café en terrasse, j’ai réalisé qu’il ne m’avait pas fallu longtemps pour retomber dans ce travers bien occidental qu’est l’impatience. Je m’étais figuré que tout allait se passer comme je l’avais prévu, organisé, et je ne supportais pas que la vie aille à l’encontre de cette organisation... Bref, malgré ce que m’avait enseigné Paola, une amie psychologue, je n’étais plus dans la maitrise des choses, mais dans leur contrôle. 
Et ça, c’est pas bien. Car vouloir contrôler les événements est à la fois illusoire, mais aussi source d’anxiété. Donc hier au soir, j’ai vu enfin clair à travers les volutes que dessinait la fumée de mon cigare. J’allais cessé de vouloir à tous prix partir le plus vite possible. J’allais prendre les choses comme elles viennent. Mon taud et mes housses arriveront quand elles arriveront, mon fric également. Et lorsque tout cela sera au clair, et bien je partirais... Ca sera peut-être demain, ou bien la semaine prochaine, et tout cela n’est pas bien grave...

C'est quand même autre chose...
Et puis ce matin, comme si cette prise de conscience avait besoin d’être récompensée, le de-nouveau gentil artisan était la poupe de la Boiteuse avec sa marchandise. 

Matez moi un peu ça ! Elle n’a pas de la gueule ma Boiteuse avec son tout nouveau taud de protection et ses housses assorties ? 

Bon, ce n’est pas exactement la couleur que j’avais demandée, ni les finitions que j’avais demandées, ni même les dimensions que j’avais demandées... Mais c’est pas grave. Rien n’est vraiment grave... 

Je crois bien que je vais me répéter ça jusqu’à la fin de ma vie... Et c’est pas plus mal. 

Quelques photos supplémentaires

Wahou... C'est beauuuuuu...
Touline, dégage de là ! Papa bosse !
J'aime bien ce nouveau ciel...

lundi 9 janvier 2012

Boudiou !


30°25.322N 09°37.025W
Agadir

Au boulot !
Boudiou ! On est déjà le neuf du mois ? Comme le temps passe vite quand on a des choses à faire !
C’est que je n’ai pas chômé pendant cette semaine, je vous prie de le croire. Enfin... je suppose que mon appréciation d’une semaine laborieuse est quelque peu éloignée de ce que la plupart d’entre vous vivent au quotidien. J’en ai bien conscience croyez-le. Mais que voulez-vous, lorsqu’on a décidé de passer le reste de sa vie à glandouiller, une brusque accélération du rythme de vie, aussi faible soit-elle, ressemble à quelque chose de monstrueux !

Ici, la bouche d'aération fera l'affaire...
Lundi dernier, j’avais décidé de prendre le taureau par les cornes et d’attraper mon technicien en panneau solaire par le colback pour ne plus le lâcher. Mais comme je sentais que cela risquait d’être assez coton comme affaire, au dernier moment je pris une décision un peu folle... J’allais acheter tout le matériel nécessaire et l’installer moi-même !
Il faut quand même que je vous dise que question travaux manuels, je suis une quiche diplômée, d’où le côté un peu loufoque de cette décision subite. Mais bon, après en avoir discuté avec mes voisins, l’installation ne me semblait après tout pas si compliquée que ça... Et puis je me disais que si c’était moi qui installait le bordel, je saurais exactement comment c’est foutu, et à même de réparer si besoin était.

Le tube inox est fixé
Le soir même je prenais livraison de tout le matériel et le lendemain j’attaquais l’installation en commençant par tirer les câbles.
Je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres propriétaires de bateau-maison, mais personnellement j’apprécie moyennement de faire des trous dans mon bateau... Et même si ceux-ci se situent loin, très loin, de la ligne de flottaison. C’est comme ça.
Genesis à fond dans les oreilles histoire de me mettre dans l’ambiance, je pris néanmoins ma perceuse et j’attaquais de bon cœur. Deux heures plus tard, j’en avais fini.
C’est là que je me suis rendu compte que mon frigo était vide et qu’il allait me falloir faire quelques courses. Donc, fin de la journée de travail et direction le Marché Central d’Agadir ! Et puis comme il me manquait quelques petites choses, comme des colliers de serrage, une boite de dérivation et du fil (forcément trop court !), je n’aurais pas pu aller plus loin dans mon ouvrage.

Le plus, le moins... Ok !
Le mercredi je passais ma matinée à la recherche du matos qui me manquait, et le jeudi je m’y mettais vraiment. Et quand je dis vraiment, ça veut dire que j’ai bossé de 10H00 du matin jusqu’à 18H00, sans même prendre le temps de déjeuner ni de faire de sieste ! (C’est ça qui est bien avec les paresseux comme moi, de temps en temps, mais pas trop souvent quand même, on est capable de se transformer en bourreau de travail!)
Le soir j’avais effectué les branchements et tout semblait fonctionner à merveille... sauf qu’il faisait presque nuit et que je ne pouvais pas vraiment me rendre compte si mes panneaux produisaient de l’électricité, ou pas. Et c’était en fait le « ou pas ».

Rhoooooo....
Ça, je m’en suis rendu compte le lendemain matin... L’un des panneaux semblait délivrer un chouya de jus compte tenu de sa mauvaise exposition, et l’autre semblait avaler tout ce que le premier produisait ! Et rien n’arrivait aux batteries bien sûr... Après avoir scruté avec attention mon dispositif, j’ai soudain constaté que sur un des panneaux il manquait carrément les deux diodes anti-retour ! Quel con ! Me suis-je écrié, sans trop savoir si c’était à moi que j’adressais l’insulte ou bien au type qui m’avait livré les panneaux sans les vérifier.
Je saute alors sur mon téléphone et j’avoine le technicien, le sommant de rappliquer au plus vite pour me réparer tout ça. Ce qu’il fit, mais pas avant le lendemain après midi, bien sûr.

Bref, on est lundi, et une semaine après le début de l’installation, tout fonctionne à merveille ! Sauf que pour la première fois depuis je ne sais combien de semaines ou de mois, le soleil a décidé de rester planquer derrière des nuages ! Grrrr...

La Bête
Cela dit, tout ne fut pas que galères durant cette semaine. J’ai reçu d’agréables nouvelles en provenance du Québec, où l’entreprise qui fabrique le régulateurd’allure Jean du Sud dont j’ai besoin a gentiment répondu à ma demande d’information. Pour vous la faire courte, en six semaines ils vont pouvoir fabriquer mon engin sur mesure et me le livrer à l’aéroport de Las Palmas.
Alors pour ceux qui se demandent ce qu’est un régulateur d’allure, je vous la fais courte : Il s’agit d’un appareil qui se fixe à l’arrière du voilier et qui lui permet de garder un angle constant par rapport au vent. En plus simple encore, c’est comme un pilote automatique mais qui marche sans électricité.
Vous voyez un peu l’utilité du truc ? Bon d’accord, c’est peut-être un poil disgracieux comme dispositif, mais je vous jure que c’est vraiment indispensable pour qui veut allez loin. Et je veux aller loin !


Autre nouvelle, comme de toute façon la météo est plutôt merdique pour les jours à venir, j’ai commandé à un artisan des housses de protections pour mes panneaux solaires ainsi qu’un nouveau taud. Un taud, c’est l’espèce de bâche qui se fixe au dessus du cockpit pour protéger votre Capitaine des ardeurs du soleil, mais aussi de la pluie le cas échéant. Et accessoirement ça fait un super terrain de jeu en forme de trampoline pour Touline.
Le tout me sera livré mercredi matin, et je prévois donc de partir le jour suivant. Ou celui d’après. On verra.

La destination de la Boiteuse et de son équipage sera in fine Las Palmas sur l’ile de Gran Canaria (voir carte), avec sans doute une petite escale à Gran Tarajal pour allez saluer quelques copains. Et avec un peu de bol, je vais même pouvoir utiliser le spi pour y aller... Mais chut, on fait comme si je ne vous avais rien dit, d’accord ?

Et oui ! Encore un bain forcé ! On en est à huit maintenant !