43°14'40.87"N 5°21'48.94"E
Pointe Rouge
La mer monte… Ouais, c’est vrai ! Ce n’est pas parce que nous sommes en Méditerranée que la mer ne monte pas ! Et là elle monte.
C’est bien simple le bateau est monté d’au moins 40 à 50 cm depuis hier au soir. Du coup j’ai dû revoir un peu mon amarrage… Parce que, l’eau montant, la rigidité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui.
(Houla ! J’en entends déjà qui vont y aller de leurs petits commentaires grivois ! Et oui madame, la rigidité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui… Vous m’auriez vu quand j’avais vingt ans !)
Mais bon, ce n’est pas de ma rigidité dont je voulais vous parler aujourd’hui.
Non, je voulais vous toucher deux mots d’un épisode, d’une petite tranche de vie, qui vient à peine de se passer. Là, il y a moins d’une demi-heure.
Ouais je sais, je suis sur le coup, réactif, et tout et tout…
| La baballe... |
Alors que je m’apprêtais à enfourcher mon vélo tout pourri pour traverser le port et aller déposer ma crotte (ben oui !), j’avise alors la porte entrouverte d’un des containeur qui sert de local aux plongeurs. Et là, devant mes yeux émerveillés, j’entraperçois la cuvette d’une toilette.
Soucieux de m’épargner quelques efforts inopportuns en cette journée de glandouille programmée, je demande alors (gentiment hein ?) la permission de les utiliser.
Permissions m’est accordée. Mais bon, l’envie n’étant pas si pressée, j’entreprends de discuter avec le responsable d’un sujet universel, le temps qu’il fait. Et accessoirement du temps qu’il fera.
Nous devisons, et voilà qu’un quadrupède à la robe luisante d’humidité dépose à mes pieds un objet aussi sphérique que poisseux. Une baballe.
| et le chien. |
Et c’est là que j’ai fais une boulette, le truc bête, j’ai donné un coup de pied à la baballe.
Aussitôt le chien, car c’était un chien, se précipite. La saisie dans sa gueule et me la re-dépose à peu près au même endroit.
J’ai hésité un moment, conscient de m’embarquer dans un truc qui risquait d’avoir des implications sans fin, mais finalement j’ai décidé d’être aventureux, et j’ai redonné un coup de pied dans la baballe.
| Yep ! je l'ai eu ! |
Un quart d’heure plus tard, le responsable était retourné se mettre au chaud, mais moi j’étais encore sur le quai à lancer la baballe… Et le chien de la ramener bien évidemment. Et pas toujours à mes pieds sachez-le. Parce que la particularité d’un quai c’est quand même de border un truc qui s’appelle de l’eau !
Par deux fois j’ai dû me mettre à plat ventre pour la pêcher cette sacrée baballe ! Et même qu’une fois j’ai dû improviser une épuisette avec un seau pour lui sauver la vie !
Bref, à un moment il m’a bien fallu mettre un terme à ce jeux tellement important pour lui, mais qui commençait à me gonfler sérieux.
J’ai réintégré le cockpit, tout en essayant d’expliquer à l’animal que les meilleurs choses avaient, hélas, une fin. Je ne pense pas qu’il bien compris le concept… puisqu’il s’est mis à me déposer la baballe directement sur le passe-pont.
| Hé ! Tu la prends oui ! |
Et le jeu s’est alors poursuivi avec cette nouvelle variante, l’homme sur le bateau et le chien à terre.
Lorsque j’ai enfin mis un terme à cette débauche d’amusement, je me suis apperçu que près d’une heure était passée… J’ai remercié alors Monsieur le chien pour m’avoir ainsi diverti pendant ce laps de temps, et je me suis dit que je pourrais tout à fait partager ce moment avec vous.
| M'en fout ! J'attendrais... |
Voilà mes amis ! C’était une petite tranche de la vie du Gwen, en direct du port de la Pointe Rouge à Marseille. A vous les studios !
PS : Ah oui, pour ceux que ça intéresse, j’ai conçu un onglet (juste en dessous du préambule) qui contient un descriptif complet de la Boiteuse. C’est technique, mais pas inintéressant. Pour y accéder, vous cliquez sur « Le bateau ».
@Plus !