07°02.535S
34°51.352W
Marina
Jacaré, Brésil
C’est
bête, mais tel que vous me voyez là, je ne sais pas trop quoi vous raconter. C’est
la rentrée médiatique en France et les lecteurs qui avaient quelque peu
désertés ce blog reviennent petit à petit, alors je me dis que par respect pour
eux, pour vous, il faut bien que je vous donne quelques nouvelles.
Bon,
vous allez me dire que rien ne m’y oblige, que je fais ce que je veux. Que si je
n’ai pas envie d’écrire, je n’écris pas... Et vous aurez raison. Et en même
temps... En même temps je ne peux m’empêcher de culpabiliser comme un con. J’ai
encore pas mal de boulot si je veux arriver à me débarrasser de mes réflexes
conditionnés d’homme occidental. Mais le veux-je vraiment et est-ce utile pour
moi, là est la question.
Bon,
foin d’atermoiements, passons aux dernières nouvelles. Laissez-moi deux minutes
le temps de regarder les dernières photos que j’ai prises... Il y a sans doute
là matière à discutailler.
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| Jolie maman |
Vendredi
dernier j’ai été invité à Ribeira, pour un churasco organisé pour les 66 ans de
Joël (un type extra). Donc, dans la matinée j’ai pris la lancha de service pour
qu’elle me fasse traverser le fleuve. J’adore ce moyen de transport...
Tellement pratique et peu onéreux (2 R$ = 0,80 €), il permet d’effectuer en un
quart d’heure le trajet qui demanderait 40 kilomètres à une voiture. Le parasol
est l’accessoire indispensable, pour se protéger du soleil bien sûr, mais d’abord
et surtout pour servir de pare-embruns !
La
barque a contourné l’île, longé la mangrove et emprunté un autre bras du fleuve
pour arriver jusqu’à la petite marina de Ribeira. En fait de marina, il s’agit
plutôt d’un ponton privatif pouvant accueillir une demi-douzaine de voiliers à
faible tirant d’eau. On est là chez l’habitant. La douche c’est la sienne, la
pièce commune c’est son salon... Bref, les voyageurs sont plus des invités que
des clients. Personnellement je goûte peu ce genre de promiscuité, mais je
sais en comprendre le charme. On est à cent lieues de tout, dans ce petit
village de quelques centaines d’habitants. Perdu au milieu des cocoteraies... Du
coup les difficultés d’avitaillement passent au second plan, tant le cadre est
reposant.
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| Mon portugais s'améliore ! |
L’après-midi
passé à discuter politique avec le propriétaire des lieux fut également pour
moi d’un grand intérêt. J’ai pu apprendre plein de choses sur la manière dont
fonctionne le Brésil. Mais si vous me le permettez j’attendrais un peu avant de
vous pondre un truc là-dessus. Tout cela demande encore à être fouillé et mis
au clair par votre serviteur, tant les contrastes sont flagrants dans ce pays.
Et puis il y a des trucs que je n’arrive pas encore à comprendre tout à fait...
Bref,
après-midi sympa et retour en lancha à la nuit tombée, pour enquiller
directement sur une soirée brochettes avec d’autres copains. Heureusement que
je ne bois plus, parce que là, c’est sûr, j’aurais fini sous la table. D’ailleurs
j’en connais... Mais bon, je ne citerai pas de noms !
Dimanche
nous avons eu la surprise de voir débarquer une école de capoeira venue de Joao
Pessoa pour une démonstration.
Franchement,
je ne suis pas vraiment fan. C’est beau, d’accord, mais on s’en lasse assez
vite. Mais je reconnais volontiers que là encore mon cerveau conditionné m’empêche
peut-être d’apprécier les subtilités de ce « sport de combat »,
qui est plus à mes yeux une danse qu’un art martial... Ce sont sans doute ces
quinze années de judo que j’ai dans les pattes (et dans les bras !) qui m’empêche
d’apprécier... Sans doute.
Et
puis il y a un côté hautement religieux dans la capoeira (en tout cas telle que
je l’ai vue pratiquée ici) qui m’exaspère au plus haut point. D’après ce que j’ai
compris des chants qui rythment les passes entre les « joueurs », on
est carrément dans une espèce de démonstration-prière lancée à la face de Dieu
pour qu’Il soit favorable aux capoeiristes. C’est déroutant en ce qui me
concerne, et ça ne correspond pas vraiment à ma vision de ce qu’est un art
martial. Mais bon, il n’empêche que c’est joli à voir !
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| Vous me reconnaissez ? Je suis un arbre à pain ! |
A
part ça, la Boiteuse est presque prête à prendre la route. Son génois déchiré a
été réparé, ainsi que le régulateur. Je n’ai plus qu’à faire quelques bricoles,
et surtout attendre une fenêtre météo favorable pour reprendre la route en
direction du Sud.
L’Uruguay
et l’Argentine m’appellent, en même temps que le Brésil me pousse vers la
sortie... Plus que 53 jours avant l’expiration de mon visa, je vais devoir faire
fissa.
Bon
ben finalement j’aurais réussi à vous écrire quelques lignes pour accompagner
mes dernières photos. Allez, je vous laisse et à la prochaine !
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| Marina Ribeira |
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| Très bucolique n'est-ce pas ? |
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| Cocoteraie |
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| Hop ! |
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| Mixte |
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| Prière et signe de croix avant la démonstration... |
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| La leçon de morale qui va bien... (ou pas) |
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| Une trogne |
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| Une tronche |